BRUXELLES

Emil Ferris
Born to Draw : My Favorite Thing is Monsters
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Vernissage en présence de l’artiste
le samedi 13 juin à partir de 18h
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Séance de dédicaces de l’artiste sur réservation (complet)
le samedi 13 juin à partir de 15h
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Exposition
du 13 juin — 25 juillet 2026
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MARTEL BXL | Chaussée d’Ixelles 337 | 1050 Bruxelles, Belgique
La Galerie Martel présente pour la première fois à Bruxelles une sélection exceptionnelle d’œuvres originales de l’artiste américaine Emil Ferris. Born to Draw : My Favorite Thing is Monsters, est une prémices de la grande exposition monographique, Emil Ferris Between Selves, que lui consacrera le Cartoonmuseum de Bâle du 4 juillet au 15 novembre.
Révélée au monde entier par Moi, ce que j’aime, c’est les monstres (My Favorite Thing is Monsters), roman graphique devenu une référence majeure de la bande dessinée contemporaine, Emil Ferris a imposé une œuvre immédiatement reconnaissable : dessins au stylo-bille sur papier ligné, maîtrise technique vertigineuse et narration intime, où se croisent histoire, mémoire, culture populaire, peinture, cauchemar et merveilleux.
L’exposition bruxelloise s’attache principalement aux dessins issus du Livre Deuxième, récemment publié, où le récit s’enfonce d’avantage dans les zones obscures de la mémoire familiale et de l’Histoire. Autour des personnages qui peuplent l’univers de Karen Reyes, héroïne-monstre, enfant détective au regard singulier posé sur le monde, l’exposition alternera une série de portraits, de planches du livre, ainsi que les emblématiques couvertures fictives de magazines d’horreur imaginées par Ferris. Ces images convoquent tout un imaginaire issu des comics populaires, des séries B et des pulp magazines, références essentielles dans la construction de son univers.
Le titre de l’exposition est emprunté au tatouage Born to Draw, inscrit sur le corps de Deeze, figure centrale du récit et personnage inspiré par le père d’Emil Ferris, lui-même artiste. Plus qu’un détail narratif, cette formule apparaît comme une déclaration intime, presque un manifeste. Après une grave maladie qui bouleversa sa vie, Ferris découvrit dans le dessin non seulement son langage, mais aussi une forme de renaissance. Dessiner devient alors une nécessité vitale: une manière de traverser la mémoire, les peurs et les monstres.
Car chez Emil Ferris, les monstres ne sont jamais ceux que l’on croit. Ils sont les êtres mis à l’écart, les figures marginales, les compagnons des solitudes et parfois les révélateurs d’une vérité profondément humaine.