PARIS

ERICAILCANE
Après la pluie
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Vernissage en présence de l’artiste
le jeudi 05 mars à partir de 18h
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Séance de dédicaces
le samedi 07 mars à partir de 15h
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Exposition
du 05 mars au 24 avril 2026
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MARTEL PARIS | 17 rue Martel | 75010 Paris, France
La galerie Martel est heureuse de vous présenter, pour la première fois, ERICAILCANE à l’occasion de son exposition Après la Pluie.
Ericailcane, à l’instar de Grandville, caricaturiste au XIXe siècle, a pris pour langage l’anthropomorphisme pour offrir une vision critique et cynique des dynamiques sociales, économiques, écologiques et politiques contemporaines.
A travers un trait sensible, fluide et minutieux où l’expression des émotions se reflète dans les attitudes et les regards, l’illustrateur italien nous raconte une histoire plus tragique où les animaux, victimes des excès des comportements sociaux des humains, incarnent la fragilité de notre ère.
Loin d’être résigné, le bestiaire d’Ericailcane montre une révolte animale, mimant et singeant les luttes humaines dans un écho critique, humoristique et vibrant.
Avec un style évoquant aussi bien Jerome Bosch que Dürer, il développe une imagerie zoomorphe détaillée et anatomique, revisitant les bestiaires médiévaux avec une influence des illustrations victoriennes.
Formé aux beaux-arts de Bologne et influencé dès l’enfance par son père naturaliste, son trait fluide et dynamique structure aussi bien des dessins fins et sensibles que des fresques monumentales, collages, installations ou gravures en compositions grouillantes et narratives. Chaque œuvre, quel que soit son support, raconte une fable sociale ou écologique en séquences implicites, où la forme elle-même – organique et invasive – envahit l’espace comme ses thèmes de violence et de résistance.
De son enfance, son père gardera ses dessins déjà riches et particulièrement inventifs, qu’il redessinera 24 ans plus tard, en 2009, à travers la maturité artistique de l’illustrateur qu’il était devenu. Ce projet nommé « POTENTE DI FUOCO » est une œuvre majeure de son parcours, tout comme le magnifique livre Il Canto della Foresta publié en 2012 où se côtoient lapins guerriers et cerfs prophètes dans un style précis hérité des gravures anciennes.
Originaire du nord de l’Italie, bercé par faune et flore sauvages, le très discret illustrateur scrute depuis l’enfance plantes, écorces et roches pour y déceler des nouveaux mondes, des alphabets cachés – signes d’animaux ou avertissements ignorés face au capitalisme ravageur. Cette quête poétique questionne : la nature communique-t-elle nos autodestructions ? S’agissait il d’une série d’avertissements que l’humanité n’a su interpréter ?
Dans l’exposition Après la pluie, présentée à la Galerie Martel à Paris, Ericailcane imagine un monde post-anthropisation, où les animaux et la nature en général, ne pouvant plus compter sur les humains, entreprennent de réinventer l’héritage humain à partir d’éléments empruntés à la culture punk.
Ces punks affirmaient parfois qu’il n’y avait pas d’avenir, mais se battaient tout de même pour créer un nouveau monde, loin du modèle capitaliste.
L’histoire racontée dans cette exposition commence après la violente répression policière pendant le G8 de Gênes de 2001, étouffant les luttes et les espoirs des générations futures. À partir de ce moment, dans ce récit, nous entamons la narration du déclin du système capitaliste à travers une faune réclamant un monde réinventé où la nature reprend la parole face à l’autodestruction sapiens.
– écrit par Eric Surmont



Ultimo ballo, Che fine ha fatto la regina, volpi ©ERICAILCANE / Courtesy Galerie Martel
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