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Manuele Fior2026-01-16T17:27:28+00:00

Manuele Fior est né à Cesena (Italie) en 1975. Diplômé de l’Institut universitaire d’architecture de Venise en 2000, il s’installe d’abord à Berlin, qu’il quitte en 2005 pour Oslo, menant une double carrière d’architecte et d’illustrateur-auteur de bande dessinée. L’artiste vit et travaille aujourd’hui à Paris, où il se consacre désormais à temps-plein au dessin.

Outre ses collaborations à de nombreux quotidiens et magazines internationaux (The New Yorker, Rolling Stone, Vanity Fair, Le Monde, Les Inrocks, La Repubblica, etc.), Manuele Fior a publié plusieurs ouvrages – dont Icarus (Atrabile, 2006), Mademoiselle Else (Delcourt, 2009), L’Entrevue (Futuropolis, 2013), Les Variations d’Orsay (Futuropolis, 2015) – sans oublier bien sûr Cinq mille kilomètres par seconde (Atrabile, 2010) qui lui vaut de remporter le Fauve d’Or au festival d’Angoulême en 2011.

« Quand on fait une différence entre l’art avec un A majuscule et la culture populaire, c’est de l’ignorance, c’est la peur d’être menacé par d’autres arts »

 

Au fil de ses créations, Manuele Fior nous révèle l’étendue de sa palette à travers son recours au fusain pour des atmosphères intimistes en noir et blanc ou par sa maîtrise tout en subtilité de l’aquarelle et de la gouache. Tout en finesse, son dessin est doux, vibrant, emprunt de poésie et de mélancolie. L’artiste puise dans l’art au sens large du terme, gardant un oeil ouvert sur les grands maîtres de la peinture et du cinéma. C’est justement cette cohabitation qui l’inspire. Du trait des comics américains aux décors naturalistes, Manuele Fior explore l’art sans limites.

Mu par le plaisir de créer et une forte curiosité intellectuelle et technique, il réfute la hiérarchisation entre dessin, peinture et bande dessinée, passant alors des miniatures de la case à de larges compositions avec pour constance ce plaisir du dessin pur et de la couleur. L’artiste questionne également la relation texte-image de la bande dessinée et la narration intrinsèque à l’image dans ses grands formats. À l’image d’un chercheur, chaque dessin est pour lui le fruit d’un subtil dosage de laisser-aller et de contrôle. Son art est hybride et s’inscrit dans un flot sans cesse renouvelé et intarissable.

Du 20 avril au 1er septembre 2024, son travail fait l’objet d’une rétrospective baptisée Viaggio a Coloi au Palazzo Blu de Pise, en Italie.

 

1 – « Variazione nr. 3 (L’esprit de la nuit) », 2015

2 – « Variazione nr. 5 (La porte de l’Europe) », 2015

3 – « Variazione nr. 4 (Première heure du matin) », 2015

gouache sur papier
56 x 77 cm

BIBLIOGRAPHIE

2022 — Hypericon, Dargaud

2020 — Celestia, Atrabile

2018 — L’Heure des mirages, Ici même

2015 —Les variations d’Orsay, Futuropolis/Musée d’Orsay

2013 — L’Entrevue, Futuropolis

2012 — Tirage de luxe 5000 kilomètres par seconde, Esprit BD

2010 — 5000 kilomètres par seconde, Atrabile

2009 — Mademoiselle Else, Delcourt

2006 — Icarus, Atrabile

2005 — Quattro Buoni Motivi, scénario de Daniele Fior, Arti Grafiche Friulane

2004 — Les gens le dimanche, Atrabile

RÉCOMPENSE

2018 — Prix Inkpot, pour l’ensemble de son œuvre (États-Unis)

2014 — Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée pour L’Entrevue (Naples, Italie)

2011 — Prix Micheluzzi de la meilleure bande dessinée pour Cinq mille kilomètres par seconde (Naples, Italie)

2011 — Fauve d’Or du festival d’Angoulême pour Cinq mille kilomètres par seconde (Angoulême, France)

2010 — Prix Gran Guinigi (Lucques, Italie)

2009 — Prix de la Ville de Genève (Suisse)

2007 — Prix Micheluzzi du meilleur dessin de roman graphique pour Icarus Naples, Italie)

 

PRESSE

Unidivers — juin 2025 : Manuele Fior illustre La Vie devant soi de Romain Gary

Finestre sull’Arte — avril 2024 : Palazzo Blu accueille une exposition consacrée à l’illustrateur Manuele Fior

Actu Bd — décembre 2023 : Les voyages graphiques de Manuele Fior [VIDEO]

Télérama — janvier 2023 : “Quand je commence à dessiner un personnage, je ne connais d’abord pas les traits du visage”

France Culture — décembre 2022 : « Cette bande dessinée est née d’un rêve après une longue insomnie »

Actu Bd — décembre 2022 : « Le rêve, c’est la base de ma narration » [INTERVIEW]

France Culture — décembre 2022 : Critique – “Hypericon” de Manuele Fior

Baz’Art — décembre 2022 : Hypericon, quand Manuele Fior fait subtilement résonner la figure de Toutankhamon

Ligne Claire — novembre 2022: Hypericon, une ode à l’amour

Le Monde —juillet 2020 : Manuele Fior, de l’autre côté du miroir vénitien

France Inter —septembre 2015 : Manuele Fior, un Italien à Orsay

Expositions

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