BRUXELLES

Daniel Clowes

Act Three

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Vernissage en présence de l’artiste

le jeudi 19 novembre à partir de 18h

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Séance de dédicaces (complète)

le jeudi 19 novembre à partir de 15h

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Exposition
du 19 novembre 2026 — 16 janvier 2027

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MARTEL BXL | Chaussée d’Ixelles 337 | 1050 Bruxelles, Belgique

 

La Galerie Martel est heureuse de présenter, pour la première fois à Bruxelles, une exposition consacrée à Daniel Clowes, figure majeure de la bande dessinée contemporaine américaine. Il s’agit de la troisième exposition monographique que la galerie consacre à l’artiste, témoignant d’une collaboration et d’un dialogue artistique de longue date.

Ces histoires, qui ont toutes en commun de mettre le doigt sur la superficialité et le matérialisme nord-américain (avec justesse ou avec sauvagerie, selon), donnent rétrospectivement l’impression d’un gigantesque récit choral à tiroirs s’étalant sur plus de quarante ans.
C’est donc progressivement qu’est apparue cette propension à jouer la carte du méta qui ne dit pas son nom : les dialogues renvoient à des souvenirs de lecture, les époques peuvent se croiser ou se juxtaposer, les sujets s’interpénètrent et se répondent à travers les livres mais aussi via les différent projets auxquels s’affaire l’auteur. A travers les commentaires au second degré, les épilogues qui amorcent quelque chose d’autre, et en passant par les pages de garde, les quatrièmes de couverture, les illustrations dispersées dans la presse ou ailleurs, toujours le même point commun : bien caché derrière le déguisement d’un dessin faussement emprunt de classicisme, l’idée semble être d’aller chercher le lecteur, de le stimuler par quantité de stratagèmes possibles.

Il en est un qui se remarque, et qui renvoie à cette notion de regard, précisément : ces visages de face, et ces yeux, fixes, que Clowes représente plus souvent qu’à son tour, comme autant de signes de ponctuation dispersés fréquemment dans son travail. Sans jamais que cela ne soit injustifié, on peut trouver et aligner bon nombre de visages « face caméra » qui eux aussi semblent haranguer le lectorat (ou, en l’occurence, les visiteurs de cette exposition) : de David Boring à Enid Coleslaw (la binoclarde de Ghost World), en passant par le diable lui- même, tous s’adressent à nous, les yeux dans les yeux. Le jeu avec le quatrième mur n’est jamais loin dans le giron de la bande dessinée moderne, mais Clowes semble en faire une affaire très particulière.

Et l’inconfort qui s’en suit, cette présence au-delà du papier et de l’encre, témoigne de la maîtrise du dessinateur.

Tout cela ne s’est pas révélé hier, et l’exposition proposée offre une magnifique vue sur l’évolution graphique et narrative de l’auteur à travers les époques. C’est tout ce que souligne cette sélection proposée par la Galerie Martel BXL, qui accomplit ici une nouvelle étape dans son intention de célébrer la richesse du panorama nord-américain et ses créateurs les plus marquants, ses inventeurs les plus emblématiques (après Emil Ferris ou Joe Sacco).

Le registre des styles d’encrage, les recherches chromatiques, l’inventivité dans les plans au sein d’une seule et même composition, la minutie systématique qui caractérise l’ensemble : tout est montré, là, sous nos yeux.
L’irréel et le réel dialoguant dans notre dos, l’humour mordant comme bouée de sauvetage, l’étrange condition de l’être humain passée par de nombreux miroirs déformants : tout cela est présent aussi.

Et tant d‘autres choses : rien ne manque. Il y a tant de choses à trouver du côté de Daniel Clowes

Extrait du communiqué de presse écrit par June Julien Misserey

Lire le communiqué de presse – FR – pdf

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Lees het persbericht- NL – PDF

En collaboration avec Grafixx – Festival du 20 au 22 novembre, DE Studio (Anvers)

CONFÉRENCE DE DANIEL CLOWES (en anglais)// Dimanche 22 novembre, 14 h 00.

Plus d’infos ici

 

The Sleeping Beauty – Little Lit vol.1, p.1, 1999 /David Boring, First edition Back Cover, 2001 /Complete Eightball, softcover front cover sketch, 2023