BRUXELLES

JOE SACCO
Temps de Guerres
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Vernissage en présence de l’artiste
le samedi 19 septembre à partir de 18h
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Séance de dédicaces sur inscription
le samedi 19 septembre à partir de 15h
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Exposition
du 19 septembre — 31 octobre 2026
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MARTEL BXL | Chaussée d’Ixelles 337 | 1050 Bruxelles, Belgique
Pour la première fois, les travaux de Joe Sacco consacrés à La Grande Guerre et à la Guerre à Gaza seront mis en regard à la Galerie Martel Bruxelles. Emmanuel Guibert, fin lecteur de Sacco, nous en livre sa vision :
« Je ne pense pas que trois mails échangés avec Joe Sacco et une conversation de cinq minutes à Saint-Pétersbourg il y a quinze ans m’autorisent à parler savamment de lui. Mais j’ai lu nombre de ses livres. « Un sacco », en italien, est une expression qui signifie « beaucoup ». L’œuvre de Joe est placée sous le signe de l’abondance. Si je le connaissais mieux, je pourrais sans doute risquer des hypothèses sur les sources de ce fleuve Sacco. Sa bibliographie m’en suggère quelques-unes.
Guerre à Gaza nous met en présence de sa vieille mère, dont la mémoire est restée en partie coincée sous les décombres des bombardements de Malte pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je l’associe aux récits de mon propre père, bambin vidant ses tripes dans son pot de chambre pendant les pilonnages du camp d’aviation voisin de Cognac (Charente), dans les mêmes années.
Nous, sexagénaires européens, sommes des fils d’enfants bombardés et miraculés. Toute personne en vie est à la fois rescapée des tueries (nous n’existons que parce que notre lignée a traversé les incessants charniers de l’histoire) et potentielle future victime. Il n’est donc pas indifférent de poser des questions sur ces sujets, ils nous regardent de près. Joe et moi aurons posé un sacco de questions et jamais obtenu assez de réponses sur les raisons, les circonstances et les conséquences de la sujétion et de l’assassinat de l’homme par l’homme.
Joe, c’est aussi :
– un sacco d’examen des sources à sa disposition pour se cultiver sur un sujet.
Nous, sexagénaires européens, sommes des fils d’enfants bombardés et miraculés. Toute personne en vie est à la fois rescapée des tueries (nous n’existons que parce que notre lignée a traversé les incessants charniers de l’histoire) et potentielle future victime. Il n’est donc pas indifférent de poser des questions sur ces sujets, ils nous regardent de près. Joe et moi aurons posé un sacco de questions et jamais obtenu assez de réponses sur les raisons, les circonstances et les conséquences de la sujétion et de l’assassinat de l’homme par l’homme.
Joe, c’est aussi :
– un sacco d’examen des sources à sa disposition pour se cultiver sur un sujet.
– un sacco de voyages aventureux et de rencontres impressionnantes, comme il sied à un journaliste de terrain.
– un sacco de doutes à trimbaler, un sacco d’opiniâtreté à mobiliser pour passer outre, un sacco d’endurance pour atteindre les objectifs qu’il s’assigne. Lâchons le mot : un sacco de courage.
…»
– Extrait du communiqué de presse écrit par Emmanuel Guibert, membre de l’Académie des Beaux-Arts.