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Dominique Goblet2024-06-19T11:53:06+00:00

Née le 8 juillet 1967 à Bruxelles, Dominique Goblet est dessinatrice, autrice de bandes dessinées expérimentales et plasticienne. A la fin des années 1980, elle suit, à l’Institut Saint-Luc en Belgique, un enseignement secondaire en section « Arts de l’image ». Début 1990, elle contribue à la création du groupe Frigoproductionqui marquera le renouveau de la bande dessinée avec la publication de la revue Frigobox. Au fil des récits qu’elle publie dans différents numéros de la revue, Dominique Goblet poursuit ses recherches et expérimentations techniques qui seront ensuite compilées dans Portraits crachés (Fréon, 1997).

En 2001, dans le cadre du projet Récits de villes, est publié son premier récit long, Souvenir d’une journée parfaite. Avec Faire semblant, c’est mentir (L’Association, 2007), l’artiste questionne le rapport entre l’intime et la part de fiction au sein d’un récit autobiographique. Cette reflexion est également au centre de Chronographie (L’Association, 2010) – qui compile une série de portraits de l’artiste par sa fille au fil des ans – ou dans Les Hommes-loups (Frémok, 2010) – récit où se mêlent souvenirs d’images de famille et rêves agités. En 2015 est publié Plus si entente (Frémok – Actes Sud BD), fruit de plusieurs années d’échange avec l’artiste Kai Pfeiffer. Ensemble, ils révèlent la puissance d’un lien indéfectible entre les images et l’articulation narrative.

« Si je fais de la fiction, celle-ci est toujours très nourrie de choses vues et entendues. Très rarement, j’écris de pures inventions »

L’Amour Dominical (Frémok, 2019) est quant à lui l’aboutissement d’un cheminement que l’artiste mène avec Dominique Théâtre, artiste issu de la S Grand Atelier. C’est une confrontation d’univers artistiques qui rarement se croisent habituellement et qui aboutit pourtant à une virtuosité graphique. Dans son dernier ouvrage, Ostende (Frémok, 2021), Dominique Goblet livre une série de paysages des Flandres qui, loin d’être figés, deviennent sous les traits de l’artiste le théâtre de tous les possibles.

Plusieurs fois nommée au Festival d’Angoulême, Dominique Goblet est présidente du Grand Jury en 2020. Cette même année, elle reçoit le Grand Prix Töpffer, récompensant l’ensemble de son oeuvre.

Entre le 2 mars et le 26 mai 2024, elle fait l’objet d’une première grande rétrospective au Cartoon Museum de Bâle, en Suisse.

Du 29 mai au 4 novembre 2024, plusieurs de ses oeuvres sont exposées au Centre Pompidou, à Paris, dans le cadre de la grande exposition La BD à tous les étages.

Le travail de Dominique Goblet, aussi riche que varié, puise dans chacun des médiums utilisés pour élargir les points de vue et ré-inventer constamment l’horizon des possibles de l’écriture graphique.

 

 

 

PRESSE

Interview à Frémok — juillet 2001

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